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DEVOIR DE MEMOIRE : Historique de l'ANATC 2/3 (suite) |
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| Histoire de la 704ème à Blérancourt |
Les fluctuations des opérations de 1939 amenèrent la 704ème C.T. basée à Amiens-Glisy à faire mouvement sur Blérancourt. La 751ème Compagnie de Réserves Générales placée sous le même commandement se joignit à elle. En effet, à partir du mois d'octobre 1939, l'armée anglaise commença à prendre position en France, dans les mêmes secteurs que ceux qui lui avaient été dévolus en 1914 / 1918, c'est-à-dire dans les régions côtières de la Manche et par voie de conséquence Amiens. Il a donc fallu envisager, à plus ou moins brève échéance, de libérer la base d'Amiens-Glizy, et de trouver un cantonnement pour les deux compagnies de transmissions qui y séjournaient.
Le site à choisir devait répondre à trois impératifs essentiels :
1. avoir les capacités d'hébergement pour l'état-major et les services administratifs, capacité offerte par le château de Blérancourt (dans les locaux libérés des collections du Musée franco-américain offrant aussi des salles pour les réunions et l'enseignement / entraînement des lecteurs au son / radiotélégraphistes). La troupe et les services d'entretien des différents matériels trouvèrent leur capacité d’accueil au niveau de la commune de Blérancourt (dans le bourg et ses environs) ;
2. permettre une liaison facile avec : d'une part, l'état-major du Bataillon des Transmissions, Navigation et Balisage n° 1 à Chauny, et d'autre part, Amiens-Glizy pour le transfert des équipements dans les meilleures conditions ;
3. permettre de parquer en toute sécurité tous les véhicules en réserve, et plus particulièrement l'échelon de la 751ème C.T. Cette solution fut remplie grâce à l’occupation d'anciennes carrières de pierre de taille (elles avaient servi à construire Paris) à Vassens, à une dizaine de kilomètres de Blérancourt. |
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En 1939, la commune de Blérancourt comptait 900 habitants environ.
Prise d'armes où le Lieutenant LOIZILLON passe en revue un détachement de la 704ème CT devant le monument aux morts. Avril 1940.
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| Miss Anne MORGAN marraine de guerre de la 704ème C.T. |
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Au début de l'été 1917, la Bannière étoilée fut hissée sur l'une des grilles du château de Blérancourt. Le Général PÉTAIN venait de le désigner aux Ambulancières américaines comme étant leur nouveau cantonnement.
Dix Américaines émues par les souffrances des populations civiles avaient offert d'apporter leur aide aux malheureux. Avec à leur tête Anne Murray DIKE (à droite sur la photo) et Miss Anne MORGAN (à gauche sur la photo), ces américaines vinrent soulager les misères dans une trentaine de villages dévastés en arrière des lignes françaises tenues alors par le 3ème Corps d’Armée.
C'est là que nos dévouées ambulancières oeuvrèrent. Il fallut fournir des abris, des vivres, des médicaments, des vêtements et de l'outillage pour remettre les champs en culture. Grâce à elles, la vie reprit dans la région. |
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Puis l'attaque Allemande arriva en mars 1918. Il fallut à nouveau évacuer, tout laisser précipitamment. Pendant 8 jours, celles qui dirigeaient ce travail furent debout à la tâche, sans une heure de repos. Les volontaires de la section automobile ne connurent de sommeil que celui pris dans leur auto au bord des routes et avec ce qui pût être sauvé. Les Américaines conduisirent le lamentable cortège de réfugiés à Vic-Sur-Aisne où elles créèrent des postes de secours, des centres de ravitaillement et des écoles. Ceci n'est qu'un infime épisode de leurs actions.
Séduite par la France, Miss Anne Morgan racheta les ruines du château de Blérancourt dès la victoire. Elle y rassembla souvenirs et collections et en fit don en 1927 à la commune qui le céda à l'État quatre ans plus tard. Il devint le Musée national de la coopération franco-américaine, fut restauré et agrandi entre les deux guerres. Deux jardins d'essences américaines, entourés de mur, fleurissent l'un au printemps et en été, l'autre en été et en automne. Sur la pelouse qui borde l'allée centrale se trouve la statue de WASHINGTON réalisée par le sculpteur français Houdon WASH.
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e château rassemble une collection unique de souvenirs et de documents concernant la participation américaine aux deux conflits mondiaux, l'histoire du Comité américain pour les régions dévastées de France, créé par Anne MORGAN, celle de l'Escadrille Lafayette, celle de l'Américan Field Service (service des ambulanciers volontaires américains au service de la France). Enfin, dès 1940, Miss MORGAN accepta de devenir la marraine de guerre de la 704ème Compagnie des Transmissions de l’armée de l’air (voir l’annexe 1 ci-jointe).
Miss MORGAN décéda dans sa résidence de Monat Kosso en 1952 et fut remplacée à son décès par Miss Eva DREXEL à la présidence du Comité Américain de Secours aux Civils (voir l’annexe 2 ci-jointe). |
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Le départ de la 704ème de Blérancourt
Dans la nuit du 15 au 16 mai 1940 le personnel prépara le matériel roulant. Le 16 mai, le Lieutenant LOIZILLON commandant les deux compagnies recevait l'ordre de repli. Les deux unités prirent la route en évacuant Blérancourt en direction de Noyon. Arrivant à Ormoy-Villers (Bois le Roi) elles subirent plusieurs bombardements aériens, et c'est là qu'allant au ravitaillement avec 2 véhicules, PESCHIERA sera mitraillé sur la route. Il ne sera malheureusement pas le seul à tomber sous les coups de l’ennemi.
Le 15 mai aux aurores, le bois où s'était réfugié la 704 était bombardé et mitraillé. Elle dût reprendre la route pour Clermont dans l'Oise et poursuivre son chemin vers le sud. Il en fût ainsi jusqu'au 21 juin, jour où les unités arrivèrent à Isle de Noé, et où elles se mirent à couvert dans la forêt. A partir de là, une tentative fût faite pour embarquer vers l'AFN le personnel d'active du BTNB1 et les matériels radio. Mais l'arrivée de l'armistice et la présence des batteries allemandes à l'entrée du Verdon, obligèrent les bateaux à faire demi-tour le 29 juin 1940. La retraite de 150 véhicules et de 450 hommes se fit en bon ordre grâce aux liaisons radio effectuées tous les soirs à 20 heures pour garder le contact. |
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Ils purent revenir au grand jour quand le Commandant LOIZILLON entreprit de créer l'Amicale des Anciens de la 704ème" en 1946. Bien sûr, ils ne purent faire autrement que de lui adjoindre comme symbole le célèbre "canard", tel le Phoenix renaissant de ses cendres. Son effigie sous une autre présentation est alors apparue en page de garde du bulletin de liaison.
Le stade des Anciens de la 704 étant dépassé, cet insigne devint celui de tous les adhérents de l'association des transmissions de l'armée de l'air. |
1947 l'insigne du bulletin |
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Reste "le fanion". Il avait été offert par le Général LOIZILLON, après la libération, lors d'une des premières visites en souvenir à Miss Anne MORGAN marraine de guerre de la 704ème et Citoyenne d'Honneur de Blérancourt depuis 1918. Il fut d'abord posé sur le canapé de Miss MORGAN, puis égaré après son décès, au cours de travaux de restauration et d'aménagement. Un compte-rendu non retrouvé pour le moment avait été établi à ce sujet.
Cette disparition avait d'ailleurs contrarié le Général LOIZILLON qui souhaitait le présenter lors du rassemblement du 40ème anniversaire de la création de notre association. C'est tout à fait fortuitement qu’il fut retrouvé au milieu des collections américaines stockées dans le sous-sol du château.
Voici ce fanion du GMIT 434 et de la 704ème CTAA au musée Franco-américain de Blérancourt avec celui (M. DONCE) qui créa de ses propres mains le fameux canard. Il était le dessinateur de la 704ème et est devenu blérancourtois d'adoption en prenant pour épouse une demoiselle du pays. |
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Ainsi, au fil des années et des circonstances, notre "canard" a connu des fortunes diverses, mais il est toujours là. |
La création de l'Amicale. |
En 1946 le Commandant LOIZILLON entreprit de renouer les liens d'amitié entre les anciens personnels de la 704ème et leur adressa un premier courrier daté du 10 avril de la même année (envoyé le 11 juin 1946). Il était alors chef du Bureau Transmissions de l’état-major de l’armée de l’air. Elle disait ceci :
« Chers camarades,
L’excellente camaraderie qui régnait à la 704ème Cie de Transmissions appelle, après les évènements que nous avons traversés, à un regroupement des "Anciens" qui nous permettra de renouer des liens d’amitié qui n’ont jamais étaient altérés.
A cet effet, je vous adresse un questionnaire et une fiche de renseignements personnels, que vous voudrez bien remplir et retourner dès que possible.
De ces réponses dépendent les bases de notre Amicale, dont nous discuterons l’organisation lors du banquet préliminaire que nous vous proposons.
Bien amicalement.
Le commandant LOIZILLON »
En 1947, au vu des suites favorables données à cette lettre par de nombreux "Anciens" des unités de transmissions de l’armée de l’air, le Commandant LOIZILLON demanda au Ministre de l'Air l'autorisation de créer: "l'Amicale des Anciens des 704ème et 706ème Compagnies de TRANSMISSIONS". Une copie de cette lettre figure à l’annexe 3 suivante. |
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