
Le 16 avril 2005, le Conseil d'administration, tenu à l'issue de l'Assemblée générale nationale de l'ANATC, a décidé la création du groupe de travail "COMMUNICATION ET PROSPECTIVE". Son but est d'étudier, de proposer et de concrétiser toutes les actions destinées à assurer la pérennité de l'association, à la faire connaître et à la faire évoluer. Ce groupe de travail est placé sous la responsabilité et la coordination de Jean BIBAUD, président de l'ANATC. Tous les membres du conseil d'administration en sont les principaux animateurs.
En effet, un certains nombre de facteurs importants justifient l'existence de ce groupe de travail. Le vieillissement de notre population, la diminution progressive de nos adhérents, l'absence de renouvellement de nos instances dirigeantes, la méconnaissance de l'existence de l'association et de son rôle, l'usure de notre émulation associative,... sont à endiguer. Notre bulletin, notre site Internet, et les actions ponctuelles que nous menons sous forme de visites, d'invitations et de participations à diverses manifestations, ne suffisent pas à résoudre ces problèmes. Si nous ne réagissons pas énergiquement et rapidement, l'avenir de l'ANATC est fortement compromis à plus ou moins brève échéance.
Il faut également dire que ce phénomène d'érosion touche l'ensemble du monde associatif d'aujourd'hui. Selon l'INSEE, la FRANCE compte environ douze millions de bénévoles (du latin "vouloir le bien"), dont dix millions œuvrent dans des associations, les autres travaillant pour des mairies, des écoles ou des lieux de culte. Sur ces dix millions de bénévoles associatifs, les trois quarts sont occasionnels. Les bénévoles réguliers sur qui les associations peuvent compter durant toute leur période d'activité sont donc moins de trois millions. Indispensable au fonctionnement de tout organisme, ce noyau dur est en nette diminution depuis quelques années.
Selon le CERPHI (Centre d'étude et de recherche sur la philanthropie), la proportion des hommes bénévoles réguliers serait passée de 18% à 9% en une dizaine d'années, une hémorragie qui affecte particulièrement les 40-60 ans, période de la vie au cours de laquelle chacun est généralement plus impliqué dans sa vie familiale et professionnelle. La part des femmes diminue aussi, mais dans une moindre mesure (de 8% à 6%).
Nous constatons aussi une très forte mutation du bénévolat. Nous sommes passés d'un bénévolat très militant et permanent à un bénévolat qui a de plus en plus besoin d'un projet et qui peut facilement en changer. À propos de l'accroissement du nombre des bénévoles occasionnels, on peut parler de phénomène de zapping.
Le fait que le monde associatif d'aujourd'hui connaisse un certain déclin ne justifie pas l'ampleur de celui de notre association. D'autres défaillances destructrices nous habitent.
L'absence de "passerelles" de communications significatives entre le monde actif de l'Armée de l'air et l'ANATC nous isole dangereusement de notre "pépinière". L'Armée de l'air et tout ceux qui la servent ont besoin de nous, autant que nous avons besoin d'elle, et c'est avec elle que nous devons redresser la barre.
Par ailleurs, la structure de l'ANATC se limite à un échelon National et des Groupes régionaux, ce qui aggrave d'autant cet isolement, contrairement à certaines associations (AETA par exemple) qui disposent non seulement de bureaux régionaux, mais surtout de sections locales au niveau des bases aériennes (les sections par exemple de l'AETA).
Aujourd'hui, quelles sont les attentes du personnel actif de l'Armée de l'air vis-à-vis du monde associatif, et comment y répondre ? Cette question est essentielle.
Comment nous faire connaître ? Comment donner envie d'adhérer à l'ANATC ? Comment instaurer durablement le dialogue entre l'Armée de l'air et notre association ? Comment fidéliser nos adhérents et en faire des bénévoles réguliers ? Comment s'affranchir du phénomène de zapping du bénévolat ?
Réagissons, trouvons ensemble les bonnes solutions :