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ASSEMBLEE GENERALE NATIONALE - A.N.A.T.C. - 2005 A PARIS (suite)
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Éditorial du Président

Chers amis,

Le 16 avril 2005, vous m’avez élu à la présidence de l’Association Nationale Air des Télécommunications et du Contrôle, et je tiens tout particulièrement à vous remercier de votre confiance.

Qui suis-je ? Je suis commandant à la retraite depuis 2 ans (officier rang). J’ai servi principalement les télécommunications de l’Armée de l’air de 1975 à 2003, Escadron des Câbles Hertziens 10/802, chef de la station RA70 de MONTHYON, chef de la station ACE HIGH de l’OTAN à Pierre-sur-Haute, bureau Etudes / Programmes / Espace du CTAA puis CSTAA, chef de l’équipe de marque des systèmes de télécommunications sol (CEAM), chef de la division télécommunications de l’Escadron électronique de Mont-de-Marsan. Je suis arpète de Saintes (promotion P50), marié et père de 2 garçons et 1 fille.

Quels sont nos objectifs ? Nous venons de traverser une rude épreuve avec la disparition du Général Jean DEMOREST qui n’a malheureusement pas eu le temps d’apporter à l’ANATC tout le bien qu’il souhaitait. Alors rendons lui honneur en redonnant vigueur et longévité à notre association, elle en a grand besoin.

Dans ce sens, je me suis fixé 4 objectifs principaux pour lesquels j’ai besoin de vous :

  1. l’édition de l’Annuaire ANATC 2005 ;
  2. le rajeunissement et l’avenir de l’association avec l’appui de son nouveau groupe de travail « communication et prospectives » ;
  3. le développement du devoir de mémoire confié au groupe de travail « Musée des Télécoms et du Contrôle ».
  4. le suivi des travaux à charge des groupes de travail chancellerie, fêtes et réceptions, bulletin, informatique, relation avec l’UNAir, relation avec la fédération Maginot, site Internet, et les 2 précédemment cités.

 

1- L’édition de l’Annuaire ANATC 2005. Comme le veut le principe d’une édition tous les 5 ans, le budget 2005 prévoit l’impression du Bulletin (y compris le Mini bulletin de juin) et de l’Annuaire ANATC. L’exercice consiste donc à juguler la qualité de chaque produit dans la fourchette de allocation globale approuvée en Assemblée générale. Le bureau national et moi y veillerons. Sur le sujet, vous êtes invités à faire des propositions : présentation / réalisation / coût.

 

2- Objectifs du groupe de travail « communication et prospectives ». Entre 1995 et 2000, le nombre d’adhérents a diminué de 2 %. Sur les 5 ans suivants (de début 2000 au 16 avril 2005), cette baisse a atteint 15 % : accélération alarmante. Les chiffres énoncés lors de la dernière assemblée générale, ont aussi révélé que le nombre des décès et démissions dépassait largement le nombre des adhésions. Par ailleurs, la moyenne d’âge des adhérents de l’ANATC a progressé de 5% en 5 ans.

Notre bulletin, notre site Internet, et les actions ponctuelles que nous avons menées jusqu’à aujourd’hui, ne suffisent pas à résoudre nos problèmes. Le fait que le monde associatif d’aujourd’hui connaisse un certain déclin ne justifie pas non plus l’ampleur de celui de notre association, parce que d’autres défaillances destructrices nous habitent.

L’absence de « passerelles » de communications significatives entre le monde actif de l’Armée de l’air et l’ANATC nous isole dangereusement de notre « pépinière ». L’Armée de l’air et tout ceux qui la servent ont besoin de nous, autant que nous avons besoin d’elle, et c’est avec elle que nous devons redresser la barre.

La structure de l’ANATC se limite à un échelon National et des Groupes régionaux, déconnectés de l’Armée de l’air, contrairement à certaines associations (AETA par exemple) qui disposent non seulement de bureaux régionaux, mais surtout de sections locales au niveau des bases aériennes (les sections par exemple de l’AETA). D’autres, sans section locale au niveau des bases aériennes, ont établi leur bureau national au sein même du Grand commandement auquel elles sont liées (ANTAM par exemple qui siège à Villacoublay).

Aujourd’hui, qu’elles sont les attentes du personnel actif de l’Armée de l’air vis-à-vis du monde associatif, et comment y répondre ? Cette question est essentielle.

Comment nous faire connaître ? Comment donner envie d’adhérer à l’ANATC ? Comment instaurer durablement le dialogue entre l’Armée de l’air et notre association ? Comment fidéliser nos adhérents et en faire des « bénévoles réguliers » ? Comment s’affranchir du phénomène de « zapping » du bénévolat ?

C’est pourquoi j’ai proposé et obtenu la création du groupe de travail « communication et prospectives » lors du Conseil d’administration du 16 avril 2005. Son but est d’étudier, de proposer et de concrétiser toutes les actions destinées à assurer la pérennité de l’association, à la faire connaître et à la faire évoluer. Ce groupe de travail est placé sous ma responsabilité et l’animation de tous les membres du conseil d’administration.

Réagissons, et trouvons ensemble les bonnes solutions :

  • en adoptant une attitude plus collective, plus responsable, dans la camaraderie et la solidarité,
  • en élargissant au maximum le panel de nos supports et moyens de communications (plaquette publicitaire, affichettes ANATC, cartes de visite, réseau Intradef et « portail » web de la CABA 117 par exemple, développement du travail et des échanges à domicile au sein de notre association,…) ;
  • en créant des liens privilégiés avec l’Armée de l’air (CASSIC, Ecoles,…)
  • en aidant nos adhérents à développer des pôles d’intérêt commun (création de clubs socioculturels régionaux et nationaux au sein de l’association par exemple …) et en développant plus d’égalité entre nous (élargissement du dialogue entre instances dirigeantes et adhérents…) ;
  • en améliorant notre crédibilité vis-à-vis du monde extérieur (recherche de la cohérence globale entre notre discours, notre mode de fonctionnement, nos statuts, notre site Internet…) ;
  • en restructurant si nécessaire notre organisation et nos statuts;

§         etc.

Ce groupe de travail doit prendre vie sans plus tarder. Toutes vos remarques et propositions sont à adresser au bureau national de l’ANATC (en précisant « groupe de travail communication et prospectives »). Un premier débat sera organisé dès que ces dernières le justifieront. L’avancement des travaux et les propositions qui s’en dégageront seront présentés à chaque Assemblée générale.

 

3- Objectifs du groupe de travail « Musée des Télécoms et du Contrôle ». Le second but de l’ANATC (Article 1 de nos statuts) souligne la nécessité de préserver le souvenir et les traditions.

L’histoire et les symboles réunissent les hommes et les femmes pour leur permettre de se construire une identité et de la cultiver au travers de modes d’expression communs : les traditions et le devoir de mémoire. Si ces derniers peuvent exprimer clairement la spécificité militaire et la fraternité des armes, une armée professionnelle ne peut se contenter de se référer à l’histoire et à la valeur d’exemples des anciens. Cet héritage doit faire l’objet d’une réflexion, susciter l’intérêt général et être utile notamment à la formation. C’est dans ce but qu’ont été encouragés vitrines, salles d’honneur et « musées » dans diverses unités ou bases aériennes, car ils participent au développement de la cohésion et de l’esprit de corps. Paul Valéry disait à juste titre : « La véritable tradition n’est point de refaire ce que les autres ont fait, mais de trouver l’esprit qui a fait ces grandes choses et qui en ferait faire de tout autres en d’autres temps ». Dans ce cadre, l’ANATC est un des maillons indispensable au maintien des traditions et surtout du devoir de mémoire, de la construction et de l’enrichissement de notre histoire. A ces repères matériels indispensables et toujours un peu froids, amenons aussi la vie, un peu d’humanité, l’expérience et le vécu des plus anciens.

>Cette mission essentielle est aujourd’hui confiée au groupe de travail « Musée des Télécoms et du Contrôle »  de l’ANATC, dirigé par le Général DONADEY et le Colonel GROJEAN, notre nouveau Vice président. Je vous invite à apporter votre « pierre à l’édifice ». Ils ont besoin de bénévoles sérieux et d’éléments concrets et crédibles : petites histoires personnelles, s’abstenir.

4- Suivi des travaux à charge des groupes de travail. Tous les groupes de travail ont à rendre compte de leurs propositions et de leurs activités lors de chaque Assemblée générale. Je fais entière confiance aux responsables pour que les affaires avancent dans le bon sens et la bonne humeur. Par ailleurs, j’encourage les récalcitrants à l’informatique à franchir le pas pour le bien de la communauté (échanges rapides et faciles via Internet, ouverture vers un monde où le savoir universel est immédiatement consultable, optimisation de la gestion de nos activités,…), et les adeptes convaincus à améliorer l’utilisation et la présentation des outils informatiques mis à la disposition de l’Association (gestion et administration informatisées,  site Internet,…).

Pour conclure, pensons aux générations qui nous suivent, laissons leur une association « propre », pleine de vie et d’intérêt, bannissons l’immobilisme et les querelles intestines, agissons dans l’intelligence, la camaraderie et la solidarité. Je compte sur vous, et vous pouvez compter sur moi.

Signé Jean BIBAUD