Dans notre monde agité par les innovations technologiques, les incontournables restructurations, l’évolution de la spécialisation où la compétition professionnelle est sans pitié, l’homme a de plus en plus besoin de repères et d’une échappatoire où se ressourcer. Il est en quête de camaraderie et de solidarité, de son avenir, de son passé, d’appuis face aux difficultés, de partage et d’enrichissement de son savoir, d’une harmonie de vie avec lui-même et la communauté dans laquelle il évolue. Membre d’une société de consommation avide d’individualisme, il se cherche une véritable identité. Pour assouvir ces besoins, le monde associatif est tout spécialement là pour l’aider à trouver des solutions et lui ouvrir de nouvelles perspectives. Pour ce qui la concerne, l’ANATC favorise le développement du caractère spécifique d’appartenance à une grande famille, du partage, du besoin de reconnaissance et d’identification. L’association est le terrain propice au développement de cette forme de solidarité et d’esprit d’équipe, ciment des liens sociaux primordiaux.
La communication est vitale. Vie active de plus en plus effrénée, isolement croissant et dangereux des personnes non actives, informatique envahissante, Internet omniprésent, téléphones mobiles,…tout concourt à restreindre les échanges humains directs. Or, la méconnaissance de l’autre combinée au stress permanent sont autant de freins à la cohésion. Dans ce domaine, l’ANATC est là pour créer les rencontres et les échanges extraprofessionnels, en toute indépendance hiérarchique, dans la fraternité et la dignité. A travers l’association, ce besoin d’entretenir des attaches particulièrement fortes, de rester informé des activités et des évolutions du ou des milieux dans lesquels on a vécu reste essentiel, et surtout quand il est partagé entre générations.
L’histoire et les symboles réunissent les hommes et les femmes pour leur permettre de se construire non seulement une identité, mais aussi de la cultiver au travers de modes d’expression ou de reconnaissance communs. A ce titre, l’ANATC est un des maillons indispensables au maintien des traditions et du devoir de mémoire, de la construction et de l’enrichissement de notre patrimoine. A ces repères, elle apporte l’expérience et le vécu des plus anciens, la volonté de construire ensemble l’histoire des SSIC (Systèmes de surveillance, d’information et de communications) et d’enrichir notre patrimoine des Télécommunications et du Contrôle aérien.
Voilà ce que nous pouvons attendre de l’ANATC ! Elle a non seulement une longue histoire à écrire et à pérenniser, mais également le devoir de tout mettre en œuvre pour satisfaire ses adhérents dans le respect de l’éthique associative.
Je vous fais grâce de l’historique de l’ANATC qui, à lui seul, souligne l’importance qu’il convient d’accorder à cette association.
Je suis persuadé que vous ne resterez pas insensible à ces quelques mots. Communiquons, resserrons les liens qui nous unissent, assurons l’avenir de l’association, adaptons ses structures et ses moyens de communication au monde d’aujourd’hui, dynamisons nos activités, et vitalisons nos racines que sont les souvenirs communs, les traditions, le devoir de mémoire et le patrimoine des télécommunications et du contrôle aérien. L’ANATC a besoin de tous ses adhérents, et surtout de sang neuf. J’appelle donc toutes les bonnes volontés à se manifester et à venir partager cette belle aventure.
Très cordialement. Jean BIBAUD
Le Président de l’ANATC
Jean BIBAUD, né le 31 mars 1949 à Cognac (Charente), marié et père de trois enfants, deux garçons et une fille. Lieu de résidence : Saujon (Charente-Maritime).
Carrière militaire :
- Septembre 1965 à juillet 1967 : Ecole des apprentis mécaniciens de l’armée de l’air de Saintes, promotion P50.
- 1967 /1968 : Ecole technique de l’armée de l’air de Rochefort pour la spécialité "calculateur" (à l’époque, branche 42 bord et sol).
- En octobre 1968, première affectation à la 91ème escadre de bombardement à Mont-de-Marsan avec le grade de sergent.
- Septembre 1975, affectation à l’Escadron de Câbles Hertziens 10/802 de Montmorency : systèmes de commutation du Réseau Air 70 (RA70).
- En 1983, réussite au concours major puis chef de la station Nodale RA70 de Monthyon de 1984 à 1987.
- Le 1er août 1987, lieutenant "rang" et chef jusqu’en août 1989 de la station Ace High OTAN de Pierre-sur-Haute (Massif Central), sous les ordres de la Mission Militaire Française auprès du commandement Centre Europe de l’OTAN (CINCENT) à Brunssum (Pays-Bas).
- En septembre 1989, affectation au bureau EPE (Etudes / Programmes / Espace) de l’état-major du CTAA (Commandement des Transmissions de l’Armée de l’Air) puis CSTAA (Commandement des Systèmes de Télécommunications de l’Armée de l’Air - amorce de évolution du CTAA vers le CASSIC), à Villacoublay. Capitaine le 01 août 1991.
- Août 1994, affectation au Centre d’Expériences Aériennes Militaire (CEAM). De 1994 à 2001, à l’annexe CEAM de Brétigny, au sein de l’Equipe de marque des systèmes de télécommunications sol (EMSTS - programme MTBA en particulier : Moyens de Télécommunications des Bases Aériennes), dont les deux dernières années en qualité de chef de cette équipe de marque. Commandant le 01 juillet 1999.
- De juillet 2001 à fin mars 2003 (date de la mise à la retraite), affectation à Mont-de-Marsan en qualité de chef de la division télécommunications de l’Escadron électronique, division (plate-forme MTBA et soutien de 3 équipes de marques : MTBA, Intranet et Radiocom) créée à la dissolution de l’EMSTS en juillet 2001.